Conséquences de la suppression de l’enseignement technologique en sixième

par Pagestec

Question parlementaire adressée à M. Geffray, ministre de l’Education Nationale, par Madame la Sénatrice Marie-Pierre Monier.

Madame la Sénatrice avait déjà interpellé en février 2023 le ministre Pap N’Diaye sur la suppression de la Technologie en sixième dans le but de financer la mise en place de groupes de remédiation en Français et Mathématiques.

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A l’annonce par M. Geffray de rendre facultatif les groupes de besoins en sixième et cinquième pour les disciplines Mathématiques et Français, notre président Xavier Herbaux a sollicité Madame la Sénatrice Marie-Pierre Monier afin qu’elle interpelle à nouveau notre ministre sur la suppression de notre discipline sur le niveau sixième.

Voilà qui est fait. Ci-dessous la question parlementaire déposée, en attente de réponse du ministère que nous n’oublierons pas de vous partager.

Nous remercions grandement Madame la Sénatrice Marie-Pierre Monier pour son implication et son intérêt porté à la défense de notre discipline.

Source : https://www.senat.fr/questions/base/2026/qSEQ260307929.html

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Question de Mme MONIER Marie-Pierre (Drôme - SER) publiée le 05/03/2026

Mme Marie-Pierre Monier attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’apprentissage de la technologie au collège depuis la suppression de cet enseignement en classe de sixième à compter de l’année scolaire 2023-2024.

Cette mesure avait été alors justifiée par le financement de la mise en oeuvre des groupes de besoins en français et mathématiques ainsi que par l’engagement d’une ambition nouvelle pour l’enseignement technologique pour les classes de cinquième, quatrième, et troisième, associée à un programme renouvelé avec une attention particulière portée au numérique ainsi que l’instauration d’une formation diplômante pour les enseignants de cette discipline.

Sur le terrain, les professeurs concernés ont été en réalité confrontés à une dégradation de leurs conditions d’enseignement, une formation moins ambitieuse que prévue, ainsi qu’à l’incapacité de faire rattraper aux élèves sur les trois années du cycle 4 l’année perdue de sixième, faute de matériel et de formation suffisante.

Au regard de ces constats et dans un contexte où la France doit susciter des vocations pour former chaque année 20 000 ingénieurs et ingénieures supplémentaires, elle souhaite par conséquent savoir s’il est envisagé d’utiliser les moyens libérés par le passage des groupes de besoins à une logique facultative pour la rentrée scolaire 2026 pour rétablir l’enseignement de la technologie en sixième et permettre la mise en place d’un enseignement en groupes allégés en sciences et en technologie au collège.
Publiée dans le JO Sénat du 05/03/2026 - page 1123

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